Comme nos amis ont passé quelques jours chez nous, nous avons profiter pour leur faire découvrir ce musée.

La Cité de l'automobile - Musée national - Collection Schlumpf de Mulhouse est le plus grand musée d'automobiles du monde, avec 500 véhicules dont 464 automobiles de 98 marques, dont la célèbre collection de Fritz Schlumpf, qui retracent l'histoire de l'automobile européenne de 1878 à nos jours. Le musée, situé dans une ancienne filature de 1880, comprend plus de quatre cent pièces classées au titre des monuments historiques.

C'est la plus importante collection de Bugatti au monde avec deux des six fameuses Bugatti Royale dont la Bugatti Royale Coupé Napoléon ainsi qu'une importante collection de Rolls 

 

L’histoire de ce musée est étonnante .


Tout commence au début du XXième siècle, avec la naissance de deux frères suisses, Hans et Fritz Schlumpf. Le premier s'intéresse à la finance, le second est passionné d'automobile. A eux deux ils vont racheter toutes les usines textiles du bassin lorrain, dont l'usine HKC de Mulhouse. 
En 1938, Fritz achète sa première Bugatti, une 35B, sa préférée, avec laquelle il participera à des courses. C'est la première d'une (très) longue série...
Après la seconde guerre mondiale, Fritz acquiert plus de 400 autres voitures, parmi les plus rares du monde, retraçant ainsi toute l'histoire de l'automobile européenne. Les lots de dizaines de voitures différentes que rachète Fritz comprennent la Bugatti Royale Type41 coupé Napoléon (voiture personnelle d'Ettore), ou la Type64, voiture unique de Jean, son fils. Pour réunir sa collection, il ferme l'activité de filature de l'usine HKC et y installe toutes ses voitures alors éparpillées dans 3 usines différentes. Il embauche plus de quarante mécaniciens, peintres, maîtres carrossiers pour s'occuper des voitures, avec la mission de les remettre à neuf. L'usine est réorganisée, les cloisons abattues créant un espace de 17000 m² d'exposition. Pour embellir les lieux, les piliers sont des exactes reproductions de ceux du pont Alexandre III de Paris.
Dans la fin des années 70, l'économie textile mondiale chute, tout comme l'empire des Schlumpf. Les deux frères, dévorés par leur passion, ont laissé s'endetter gravement leur usines. Ils sont contraints à l'exil en Suisse. Pendant ce temps, des ouvriers forcent les portes de l'usine HKC, découvrant la fabuleuse collection. Ebahis, ils décident d'occuper les lieux et de les ouvrir au public. 
En 1990, les ateliers de restauration terminent le rêve de Fritz, la création d'une septième Bugatti Royale, la troisième du musée (!), la Royale Esders, sur des plans de Jean. 
Deux ans plus tard, quelques mois avant le décès de Fritz, ce dernier est invité au musée pour voir ce qu'est devenue sa collection. Les larmes aux yeux, tel un enfant à qui on aurait arraché ses jouets, il laisse là sa 35B, ses Royale, et le portrait de sa mère, à laquelle est dédié le musée. Toujours en 1992, un consortium comprenant Jean Panhard et le conseil général de Lorraine notamment, rachète le musée pour lui assurer un avenir sûr. Quelques modèles sont ajoutés au musée, dont la collection personnelle de Jean Panhard, comprenant la toute première automobile du monde.
L'année dernière, la réfection du musée s'est terminée, avec notamment la monumentale façade dont sortent des voitures en vol .

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